' '..R E T R O U V E R...D U...R O M A N T i S M E..' '
Avec un parcours 2008 sensiblement modifié
par rapport à ses habitudes, le Tour de France
veut s'ouvrir au grand vent de l'attaque et de l'in-
certitude, selon le voeu de son directeur Prudhomme.
Ce Tour comprendra-t-il plus ou moins de difficultés ?
C.Prudhomme : Sur les trois semaines, il y aura moins de difficultés mais elles seront réparties sur davantage d'étapes. Nous avons souhaité qu'il y ait quasiment dans chaque étape des possibilités d'attaque pour les baroudeurs, pour ceux qui osent.
Avec quelle idée en tête ?
C.Prudhomme : Je suis convaincu qu'il faut revenir au romantisme du Tour de France. Le cyclisme ne peut pas être une discipline calibrée où on sait à l'avance ce qui va se passer. Si l'on pouvait sortir du scénario sempiternel durant la première semaine de quelques échappés repris à quelques kilomètres de l'arrivée, cela ne me dérangerait assurément pas. C'est pour cela que le tracé de la première semaine a été conçu différemment. Les sprinteurs auront autant d'étapes pour eux mais elles seront réparties peut-être plus harmonieusement sur l'ensemble du Tour.
Pourquoi avoir renoncé au prologue ?
C.Prudhomme : Le fait que ce soit la région Bretagne toute entière qui soit candidate nous permettait d'offrir un autre scénario. Avec la côte de Cadoudal pour final de la première étape, il y a 180 coureurs qui vont se dire qu'ils ont une chance. Mais ce n'est pas, bien sûr, une condamnation du prologue pour l'avenir.
Qu'en est-il de la participation, des éventuels favoris ?
C.Prudhomme : Ce qu'il y a de fort dans le Tour de France, c'est le Tour de France. Aujourd'hui, il n'y a pas de nom à mettre en avant. Ce sont les grandes courses, et le Tour de France en particulier, qui créent les champions. Derrière cela, il y a évidemment des coureurs qui vont sortir. Mais les coureurs qui seront au départ du Tour auront tous le fameux passeport biologique individualisé. C'est un préalable éthique qui était pour nous capital.
Comment allez-vous procéder pour la sélection des équipes ?
C.Prudhomme : Nous la ferons en temps utile. La seule chose que je puisse dire, c'est qu'aucune équipe ne peut dire aujourd'hui: "J'ai une participation automatique au Tour de France". Aucune équipe aussi ne peut se dire qu'elle ne fera pas le Tour.
Cela veut-il dire que les compteurs seront remis à zéro...
C.Prudhomme : Les compteurs ne seront pas nécessairement remis à zéro. Maintenant, il va y avoir beaucoup de réunions, de négociations, de discussions, d'ici au départ du Tour de France.
Et Michael Rasmussen ?
C.Prudhomme : J'imagine vraiment mal aujourd'hui qu'un manageur se dise: je vais engager M. Rasmussen pour la saison 2008.
Avec quel sentiment présentez-vous ce Tour ?
C.Prudhomme : L'espoir. Le Tour est un évènement populaire exceptionnel, il faut le défendre. Ce qui a été fait en début de semaine, avec l'aide des pouvoirs publics, avec l'Agence mondiale, avec la fédération internationale, le fait qu'un passeport biologique individualisé se mette en place pour la première fois dans le monde du sport est une avancée bien réelle.
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